
Un logiciel anti-fraude documentaire analyse les pièces transmises par vos clients — identité, RIB, fiches de paie, avis d'imposition, Kbis — et signale celles qui ont été fabriquées ou modifiées. Sur le papier, toutes les solutions promettent de « détecter les faux en quelques secondes ». En pratique, elles ne détectent pas les mêmes choses. Voici comment évaluer une solution de fraude documentaire et la tester avant de choisir.
Trois objectifs, qui doivent être atteints ensemble :
Pour comprendre les techniques de fraude et les signaux qu'un outil doit repérer, lisez d'abord notre guide sur la détection de fraude documentaire.
Listez les documents que vous recevez vraiment, et vérifiez que chacun est couvert. Beaucoup d'outils excellent sur les pièces d'identité et sont faibles sur les justificatifs de revenus ou les documents d'entreprise — qui sont pourtant les plus souvent falsifiés. Vérifiez aussi la couverture géographique si vous avez des clients étrangers.
Une bonne solution ne se contente pas d'un score d'image. Elle combine :
Plus il y a de couches indépendantes, plus il est difficile pour un fraudeur de toutes les contourner.
Vos clients n'enverront pas toujours le PDF original. Demandez comment l'outil se comporte avec une photo prise au téléphone, un scan de mauvaise qualité ou une capture d'écran — et s'il sait reconnaître la photo d'un écran.
« Score de fraude : 0,82 » n'aide personne. L'analyste doit voir ce qui a déclenché l'alerte et où : la zone modifiée, le champ incohérent, la date de modification du fichier. C'est ce qui permet de trancher vite et de documenter la décision.
Demandez des chiffres sur vos propres documents, pas sur un jeu de démonstration. Un taux de faux positifs élevé a un coût caché : chaque alerte injustifiée est une vérification manuelle et parfois un client perdu.
La détection doit se faire au moment du dépôt, pour pouvoir demander immédiatement un autre document au client, et non trois jours plus tard. Vérifiez la disponibilité d'une API, d'un parcours hébergé et de connecteurs vers vos outils.
Un document authentique peut être utilisé par un usurpateur. L'anti-fraude documentaire gagne à être couplé à une vérification d'identité avec preuve de vie et au KYC, dans le même dossier.
Les pièces justificatives contiennent des données personnelles, parfois sensibles. Exigez un hébergement dans l'Union européenne, une durée de conservation paramétrable, une journalisation des accès et un cadre contractuel conforme au RGPD.
Le logiciel anti-fraude documentaire de Dataleon analyse chaque pièce du dossier — pièces d'identité, Kbis, RIB, fiches de paie, justificatifs — en combinant analyse d'image, métadonnées, contrôles de cohérence et recoupement entre documents. Chaque alerte est expliquée et localisée sur le document. La détection s'intègre au portail client, au moteur de risque et au criblage AML : un faux détecté pèse directement sur le score du dossier.
La vérification d'identité contrôle qu'une personne est bien le titulaire de la pièce présentée. L'anti-fraude documentaire contrôle que les documents eux-mêmes n'ont pas été fabriqués ou modifiés. Les deux sont complémentaires.
Non : il les concentre sur les cas qui demandent un jugement. Les dossiers sains passent automatiquement, les suspects arrivent avec les signaux détectés.
La plupart des offres combinent un abonnement et une facturation au document ou au dossier. Comparez le coût total, temps de revue manuelle compris. Voir nos tarifs.
Demandez une démo et testez la solution sur vos propres documents.