Logiciel LCB-FT : ce qu'une solution AML doit couvrir

September 29, 2026
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Un logiciel LCB-FT — on parle aussi de logiciel AML ou de solution anti-blanchiment — outille les obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : connaître ses clients, évaluer leur risque, les cribler, les surveiller et documenter chaque décision. Avec l'entrée en application du règlement européen AMLR le 10 juillet 2027, beaucoup d'entités assujetties revoient leur outillage. Voici ce qu'une solution LCB-FT doit couvrir et comment la choisir.

Qui a besoin d'un logiciel de conformité LCB-FT ?

Toutes les entités assujetties au dispositif LCB-FT (article L. 561-2 du Code monétaire et financier), notamment :

  • les banques, établissements de crédit, de paiement et de monnaie électronique ;
  • les entreprises d'assurance et les intermédiaires ;
  • les sociétés de gestion et les prestataires de services sur crypto-actifs ;
  • les experts-comptables, commissaires aux comptes, notaires et avocats pour certaines activités ;
  • les professionnels de l'immobilier, les marchands de biens de valeur, les opérateurs de jeux.

Pour une petite structure, un tableur peut suffire au début. Il cesse de suffire dès que le volume augmente, que les clients sont des entreprises ou que le superviseur demande de prouver ce qui a été fait, quand et pourquoi.

Les 6 briques d'une solution LCB-FT complète

1. L'identification et la vérification des clients (KYC / KYB)

C'est le socle : identifier le client, vérifier son identité sur des sources fiables, et pour une personne morale identifier ses représentants et bénéficiaires effectifs. Voir comment choisir une solution KYC et le KYC entreprise (KYB).

2. Le criblage sanctions, gel des avoirs et PPE

Chaque client, et chaque personne liée, doit être confronté aux listes de sanctions (ONU, Union européenne, registre national des gels des avoirs, OFAC selon votre exposition), aux listes de personnes politiquement exposées et aux médias négatifs. Un bon logiciel AML gère la correspondance approximative des noms (translittérations, variantes) sans noyer l'équipe sous les faux positifs. Voir criblage sanctions et PPE.

3. L'évaluation et le scoring du risque

La LCB-FT repose sur une approche par les risques : le niveau de vigilance dépend du profil du client. Le logiciel doit appliquer votre classification des risques — pays, activité, produit, canal de distribution, structure de détention — et en déduire le niveau de vigilance : simplifiée, normale ou renforcée. Le score doit être paramétrable et explicable. Voir notre moteur de risque.

4. La surveillance continue

La vigilance s'exerce pendant toute la relation d'affaires. Le logiciel doit détecter ce qui change : un client ajouté à une liste de sanctions, un dirigeant devenu PPE, une pièce d'identité expirée, un changement de bénéficiaire effectif au registre. Et organiser la revue périodique des dossiers selon leur niveau de risque. Voir la surveillance continue.

5. La gestion des alertes et des cas

Une alerte n'a de valeur que si elle est traitée. Le logiciel doit permettre d'assigner, d'instruire, de commenter et de clôturer chaque alerte, avec une trace complète. Quand un soupçon est confirmé, l'analyste doit disposer de tous les éléments pour préparer une déclaration de soupçon à Tracfin.

6. La piste d'audit et le reporting

Lors d'un contrôle, il faut démontrer que les diligences ont été faites. Le logiciel doit conserver les pièces, les résultats des contrôles, les décisions et leurs auteurs, et permettre d'exporter un dossier complet. Il doit aussi produire les indicateurs de pilotage : dossiers en attente, alertes ouvertes, répartition par niveau de risque, revues en retard.

Logiciel LCB-FT : les critères de choix

  • Couverture fonctionnelle : les six briques dans un même outil, ou des briques séparées à faire communiquer ?
  • Particuliers et entreprises : le KYB est-il natif, ou un ajout ?
  • Paramétrage sans développement : pouvez-vous modifier vos règles de risque et de vigilance vous-même ?
  • Qualité du criblage : sources couvertes, fréquence de mise à jour, gestion des faux positifs.
  • Expérience client : le parcours de collecte est-il simple, mobile, à vos couleurs ?
  • Intégration : API, connecteurs CRM, webhooks.
  • Sécurité et hébergement : données hébergées dans l'Union européenne, contrat conforme au RGPD, journalisation des accès.
  • Préparation à l'AMLR : l'éditeur a-t-il une feuille de route claire pour le règlement européen ?

Ce qui change avec l'AMLR

Au 10 juillet 2027, le règlement (UE) 2024/1624 remplace la transposition française des 4e et 5e directives. Les règles de vigilance, d'identification des bénéficiaires effectifs et de conservation deviennent directement applicables et harmonisées dans l'Union, sous la supervision coordonnée de la nouvelle autorité européenne, l'AMLA. Pour un logiciel LCB-FT, cela signifie concrètement : des données clients à collecter plus précisément définies, des règles de mise à jour des dossiers encadrées, et un besoin accru de traçabilité. Choisir un outil paramétrable évite de devoir en changer en 2027.

Les erreurs à éviter

  • Acheter un outil de criblage et l'appeler « solution LCB-FT ». Le criblage n'est qu'une brique.
  • Figer les règles de risque dans le code. Votre classification évoluera ; l'outil doit suivre sans projet informatique.
  • Séparer KYC, KYB et AML dans trois outils. Le dossier se fragmente, et la vision du risque aussi.
  • Oublier la revue périodique. Un dossier à jour à l'ouverture et jamais revu est un manquement en devenir.

La solution LCB-FT de Dataleon

La plateforme Dataleon réunit les briques d'un dispositif LCB-FT dans un même dossier : collecte via un portail client en marque blanche, vérification d'identité et anti-fraude documentaire, criblage AML, sanctions et adverse media, score de risque personnalisé et explicable, surveillance continue et piste d'audit complète. Un agent IA prépare la revue des dossiers pour vos analystes. Données hébergées en Europe.

FAQ

Quelle différence entre logiciel AML et logiciel LCB-FT ?

Aucune sur le fond : AML (anti-money laundering) est le terme anglais, LCB-FT le terme français, qui inclut explicitement le financement du terrorisme.

Un logiciel LCB-FT est-il obligatoire ?

La loi n'impose pas d'outil particulier, mais elle impose des résultats : identification, vigilance adaptée au risque, criblage, surveillance, traçabilité. Au-delà d'un faible volume, il est difficile de les garantir sans outil.

Le logiciel fait-il la déclaration de soupçon ?

Non. La décision de déclarer appartient au déclarant désigné auprès de Tracfin. Le logiciel l'aide en réunissant les éléments du dossier et l'historique des alertes.

Demandez une démo pour voir la plateforme LCB-FT de Dataleon appliquée à vos processus.

Auteur
Dataleon

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Questions fréquemment posées

Dataleon propose-t-il une assistance ?
Oui. Chaque client bénéficie d'un accompagnement dédié : support technique par e-mail et visioconférence, documentation complète et exemples de code pour intégrer nos API. Nos ingénieurs vous aident à cadrer vos parcours KYC et KYB, à réaliser l'intégration puis à passer en production sans interruption de service. Un interlocuteur unique reste ensuite disponible pour suivre vos volumes, ajuster vos règles de contrôle et répondre à vos questions métier comme techniques.
Mes fichiers sont-ils supprimés après traitement ?
Oui. Vos documents sont chiffrés en transit comme au repos, traités puis supprimés automatiquement à l'issue de la durée de conservation que vous définissez. Vous restez seul propriétaire des données transmises : elles ne sont ni revendues ni utilisées à d'autres fins que la réalisation de vos contrôles. Vous pouvez aussi déclencher la suppression immédiate d'un dossier depuis l'interface ou via l'API, et ne conserver que les résultats d'analyse nécessaires à vos obligations de conformité.
Peut-on intégrer Dataleon à nos outils via API ?
Oui. Dataleon se connecte à votre système d'information via une API REST documentée, des webhooks temps réel et des connecteurs vers vos outils existants : CRM, core banking, GED ou solutions de signature électronique. Les parcours de vérification, les règles de scoring, les seuils de risque et les workflows de validation sont entièrement paramétrables afin de coller à vos procédures internes. Nos équipes peuvent également développer des traitements sur mesure lorsque votre cas d'usage l'exige.
Puis-je tester Dataleon avant de m'engager ?
Oui. Vous bénéficiez d'un essai gratuit de 15 jours, sans engagement, pour vérifier vos propres pièces d'identité, justificatifs et documents d'entreprise et mesurer la qualité de l'extraction et des contrôles KYC/KYB. Pendant ces 15 jours, vous accédez à l'interface ainsi qu'à des clés d'API de test afin de valider votre intégration technique de bout en bout. Nous proposons également une démonstration personnalisée avec un expert pour construire ensemble le parcours adapté à votre activité.
Êtes-vous conforme au RGPD avec des serveurs en France ?
Oui. Dataleon est conforme au RGPD et l'ensemble des traitements ainsi que le stockage des données sont réalisés en France, sur l'infrastructure de Scaleway, hébergeur souverain français. Nous appliquons le chiffrement des données en transit et au repos, la minimisation des informations collectées, une gestion fine des droits d'accès et une traçabilité complète des opérations. Un accord de traitement des données (DPA) et notre documentation de sécurité vous sont fournis pour faciliter vos audits internes et réglementaires.

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