
Un logiciel LCB-FT — on parle aussi de logiciel AML ou de solution anti-blanchiment — outille les obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : connaître ses clients, évaluer leur risque, les cribler, les surveiller et documenter chaque décision. Avec l'entrée en application du règlement européen AMLR le 10 juillet 2027, beaucoup d'entités assujetties revoient leur outillage. Voici ce qu'une solution LCB-FT doit couvrir et comment la choisir.
Toutes les entités assujetties au dispositif LCB-FT (article L. 561-2 du Code monétaire et financier), notamment :
Pour une petite structure, un tableur peut suffire au début. Il cesse de suffire dès que le volume augmente, que les clients sont des entreprises ou que le superviseur demande de prouver ce qui a été fait, quand et pourquoi.
C'est le socle : identifier le client, vérifier son identité sur des sources fiables, et pour une personne morale identifier ses représentants et bénéficiaires effectifs. Voir comment choisir une solution KYC et le KYC entreprise (KYB).
Chaque client, et chaque personne liée, doit être confronté aux listes de sanctions (ONU, Union européenne, registre national des gels des avoirs, OFAC selon votre exposition), aux listes de personnes politiquement exposées et aux médias négatifs. Un bon logiciel AML gère la correspondance approximative des noms (translittérations, variantes) sans noyer l'équipe sous les faux positifs. Voir criblage sanctions et PPE.
La LCB-FT repose sur une approche par les risques : le niveau de vigilance dépend du profil du client. Le logiciel doit appliquer votre classification des risques — pays, activité, produit, canal de distribution, structure de détention — et en déduire le niveau de vigilance : simplifiée, normale ou renforcée. Le score doit être paramétrable et explicable. Voir notre moteur de risque.
La vigilance s'exerce pendant toute la relation d'affaires. Le logiciel doit détecter ce qui change : un client ajouté à une liste de sanctions, un dirigeant devenu PPE, une pièce d'identité expirée, un changement de bénéficiaire effectif au registre. Et organiser la revue périodique des dossiers selon leur niveau de risque. Voir la surveillance continue.
Une alerte n'a de valeur que si elle est traitée. Le logiciel doit permettre d'assigner, d'instruire, de commenter et de clôturer chaque alerte, avec une trace complète. Quand un soupçon est confirmé, l'analyste doit disposer de tous les éléments pour préparer une déclaration de soupçon à Tracfin.
Lors d'un contrôle, il faut démontrer que les diligences ont été faites. Le logiciel doit conserver les pièces, les résultats des contrôles, les décisions et leurs auteurs, et permettre d'exporter un dossier complet. Il doit aussi produire les indicateurs de pilotage : dossiers en attente, alertes ouvertes, répartition par niveau de risque, revues en retard.
Au 10 juillet 2027, le règlement (UE) 2024/1624 remplace la transposition française des 4e et 5e directives. Les règles de vigilance, d'identification des bénéficiaires effectifs et de conservation deviennent directement applicables et harmonisées dans l'Union, sous la supervision coordonnée de la nouvelle autorité européenne, l'AMLA. Pour un logiciel LCB-FT, cela signifie concrètement : des données clients à collecter plus précisément définies, des règles de mise à jour des dossiers encadrées, et un besoin accru de traçabilité. Choisir un outil paramétrable évite de devoir en changer en 2027.
La plateforme Dataleon réunit les briques d'un dispositif LCB-FT dans un même dossier : collecte via un portail client en marque blanche, vérification d'identité et anti-fraude documentaire, criblage AML, sanctions et adverse media, score de risque personnalisé et explicable, surveillance continue et piste d'audit complète. Un agent IA prépare la revue des dossiers pour vos analystes. Données hébergées en Europe.
Aucune sur le fond : AML (anti-money laundering) est le terme anglais, LCB-FT le terme français, qui inclut explicitement le financement du terrorisme.
La loi n'impose pas d'outil particulier, mais elle impose des résultats : identification, vigilance adaptée au risque, criblage, surveillance, traçabilité. Au-delà d'un faible volume, il est difficile de les garantir sans outil.
Non. La décision de déclarer appartient au déclarant désigné auprès de Tracfin. Le logiciel l'aide en réunissant les éléments du dossier et l'historique des alertes.
Demandez une démo pour voir la plateforme LCB-FT de Dataleon appliquée à vos processus.