
Le KYB (Know Your Business) consiste à vérifier qu'une entreprise existe, qui la dirige et qui la contrôle. Dans sa version classique, il se résume souvent à trois pièces : un Kbis, des statuts et la pièce d'identité du dirigeant. C'est nécessaire, mais plus suffisant. Les fraudeurs savent produire un dossier propre sur le papier. Le KYB avancé ajoute les contrôles qui révèlent ce que les documents ne montrent pas.
Le KYB classique répond à la question « cette entreprise existe-t-elle et qui la représente ? ». Le KYB avancé répond à une question plus utile : « peut-on lui faire confiance, et que risque-t-on ? ». Il croise quatre angles d'analyse.
Au-delà de la présence des pièces, on vérifie leur authenticité : retouches, métadonnées incohérentes, polices modifiées, dates impossibles. On compare aussi les documents entre eux et avec les sources officielles : la dénomination, l'adresse du siège et le capital du Kbis doivent correspondre au registre, et le titulaire du RIB à l'entreprise. Voir notre guide sur la détection de fraude documentaire.
C'est souvent là que se cache le risque. L'analyse structurelle reconstitue :
Une entreprise peut avoir des documents parfaits et appartenir à un réseau de sociétés éphémères. Seule l'analyse des liens le révèle.
Elle compare ce que l'entreprise déclare avec ce qu'elle fait et ce que disent les sources :
La lecture des liasses fiscales et des bilans permet de vérifier que le chiffre d'affaires, l'effectif et les fonds propres sont cohérents avec les volumes déclarés. Une société qui annonce des centaines de chantiers par mois avec deux salariés mérite une question.
L'entreprise, ses dirigeants et ses bénéficiaires effectifs doivent être confrontés aux listes de sanctions, au registre des gels des avoirs, aux listes de personnes politiquement exposées et aux médias négatifs. Voir le criblage AML, sanctions et réputation.
Multiplier les contrôles n'a de sens que si leurs résultats sont réunis et hiérarchisés. Un KYB avancé aboutit à un score de risque par entreprise, construit sur vos règles : contrôle documentaire, champs et membres obligatoires, état de l'entreprise et des établissements, structure, juridiction, criblage, comportement. Le score doit être expliqué : l'analyste voit les raisons, pas seulement le résultat.
Une entreprise évolue. Le KYB avancé inclut une surveillance continue : changements de dirigeants ou de bénéficiaires, établissements fermés, procédures collectives, documents arrivés à expiration, nouvelles mentions dans la presse ou sur les listes de sanctions. Chaque changement déclenche une réévaluation du score.
Voir toutes nos intégrations.
La solution KYB de Dataleon collecte les pièces via un portail client, interroge les registres officiels, reconstitue la chaîne de détention, détecte les faux documents et crible l'entreprise et ses membres. Léon, l'assistant IA, croise les quatre angles d'analyse et produit une synthèse avec un score expliqué. Vos analystes valident, et chaque étape est tracée pour l'audit.
Pour les entités assujetties à la LCB-FT, la vigilance doit être adaptée au risque : un client à risque élevé impose des mesures renforcées. Pour les autres entreprises, c'est une protection contre la fraude et les impayés.
Non s'il est automatisé : les contrôles tournent en parallèle et seuls les dossiers à risque demandent une revue humaine.
La vérification des bénéficiaires effectifs (UBO) est une brique du KYB avancé, centrée sur la détention. Le KYB avancé couvre aussi les documents, le comportement et les finances.
Demandez une démo pour voir un KYB avancé sur l'un de vos dossiers.